Le tirage des cartes divinatoires, que ce soit dans le domaine de la cartomancie ou de la taromancie, s’effectue suivant divers protocoles variables suivant les voyants et les clients.
Dans le cas du tarot, le protocole contient généralement trois phases. Le taromancien commence par battre les cartes en s’inspirant de la question posée puis coupe. Ensuite, il sélectionne un certain nombre de cartes à partir de la coupe et les dispose sur la table. Vient ensuite l’interprétation du message renvoyé.
Il existe une multitude de méthodes et de techniques de tirage. Le taromancien peut choisir de pratiquer toutes les étapes lui même ou de faire participer le consultant, de choisir la logique de lecture ou le nombre de cartes. Certains tirent le nombre de cartes correspondant au nombre de lettres du prénom du concerné et d’autres préfèrent appliquer des méthodes apprises. La plus utilisée d’entre elles est la méthode en croix qui se pratique à partir des arcanes majeurs. Disposées en croix, les quatre cartes tirées permettent de peser le pour et le contre, celle de gauche représentant le consultant, celle de droite va aider ou contrarier la question, celle du haut détermine le problème à régler et la carte du bas donne la réponse.
Autre méthode de tirage très utilisée, la méthode en pyramide. Comme son nom l’indique, les 10 lames piochées sont disposées en forme de pyramide. La base est composée de quatre lames qui vont représenter les forces, les énergies et les potentialités du consultant. La deuxième ligne qui contient trois lames montre la ligne de conduite à suivre. La troisième ligne aux deux lames nous donne les influences futures, les chances et les possibilités d’avenir. Enfin, la dernière lame placée au sommet confirme un aboutissement. Viennent s’ajouter d’autres méthodes comme le tirage du fer à cheval, le tirage celtique ou le tirage de la roue.
En ce qui concerne la cartomancie (cartes classiques), les méthodes varient sensiblement. Elle se pratique à partir d’un jeu de 32 cartes selon la méthode européenne et de 52 pour la méthode anglaise. Il faut savoir que certains disent que le tirage est influencé par le jour où il est réalisé (jamais le dimanche par exemple car c’est le jour où Dieu se repose). Cet art divinatoire, comme le tarot, n’est pas une mancie qui fige le destin dans une fatalité inévitable, on trace le portrait d’une situation actuelle et des prémisses de l’avenir.
La méthode de tirage approuvée est l’oracle des trois cartes. Celle-ci est rapide et fort utile pour obtenir une réponse claire à une question précise. Pour ce faire, il faut battre les cartes en se posant la question à voix haute puis tirer une première carte (le pour), tirer une seconde (le contre) qu’on place à droite. La troisième, placée au milieu constitue la réponse. Comme pour le tarot, il s’agit ensuite d’interpréter les cartes selon une signification apprise.
Autre outil de la voyance, les runes représentent un ensemble de 25 symboles sacrés issus d’un vieil alphabet germanique appelé Futhark. Une rune peut revêtir plusieurs significations, cela dépend de sa position et du sens dans lequel elle a été tirée. Le tirage runique le plus simple est le tirage des Norns car il permet d’avoir une réponse par oui ou par non aux questions posées. Son principe réside dans le choix de trois cartes parmi les 25 retournées sur la table et dans l’interprétation de leurs sens.
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